SAINT-CHAMAS
Incendie du centre de tri des déchets

VIDEO : Les déchets sont-ils dangereux ? OUI !
La vidéo trois ans après l'incendie, une catastrophe écologique et sanitaire ?
Les déchets sont-ils dangereux ?
OUI !
Une étude de l’ADEME le confirme.
VIDEO : ICI
14 000 tonnes de déchets à l’abandon sur le site de l’incendie !
Reportage photos
Pétition
Métaux lourds, dioxines, PCB, hydrocarbures.
Les sols et les végétaux pollués par l’incendie de l’entrepôt.

SAINT-CHAMAS
14000 tonnes de déchets à l'abandon
Les déchets sur le site de l'incendie de Saint-Chamas en 18 photos
> Depuis l’incendie qui a ravagé un entrepôt de déchets industriels à Saint-Chamas (13), du 26 décembre 2021 au 11 février 2022, 14 000 tonnes de déchets en grande partie carbonisés sont à l’abandon sur le site du sinistre !
Tout le monde se renvoie la balle
Les services de l’Etat (DREAL) et la métropole Aix-Marseille-Provence, dont le maire de Saint-Chamas est vice-président délégué au Budget, aux Finances, à la Stratégie financière, à la contractualisation avec l’État et les collectivités, se renvoient la responsabilité de leur évacuation.
La DREAL, s’appuyant sur la classification des déchets, considère que la métropole doit prendre en charge l’opération. La métropole refuse.
Pendant ce temps, les déchets croupissent et la pollution des sols et de la nappe phréatique s’étend.

1. Le 26 décembre 2021, à Saint-Chamas ( Bouches-du Rhône), un gigantesque incendie s’est déclaré dans un entrepôt de déchets industriels. Il a duré 48 jours, jusqu’au 11 février 2022.

2. Le nuage toxique, chargé de particules fines et de multiples polluants, a obscurci le ciel de toute la région, jusqu’à Fos-sur-Mer.

3. Un an plus tard, 14 000 tonnes de déchets en grande partie carbonisés s’entassent sur le site du sinistre.
La métropole Aix-Marseille-Provence (dont le maire de Saint-Chamas est vice-président délégué au budget, aux finances, à la stratégie financière et à la contractualisation avec l’État ) et les services de l’État (DREAL) se renvoient la responsabilité de l’évacuation dont le coût est évalué à trois millions d’euros.

4. Cette photo* aérienne est de mauvaise qualité mais elle permet de mesurer l’urgence d’évacuer les déchets sans plus attendre.
Au premier plan, une immense bâche utilisée pour recueillir les eaux s’est déchirée.
Les déchets carbonisés sont répartis en talus.
On distingue les bâtiments effondrés lors de l’incendie.
Le site, en bordure de route, au cœur d’une zone d’activité commerciale, n’est pas sécurisé.
*Source : capture d’écran, vidéo de BFM TV.

5. L’odeur est en adéquation avec l’aspect : immonde.

6. Entre les murs de déchets stagnent des flaques de couleur douteuse.

7. La toiture de ce bâtiment effondré, composée de plaques en fibrociment contenant de l’amiante, était couverte de panneaux solaires.

8. Des morceaux de plaques amiantées subsistent sur la structure métallique de la toiture.
Les débris manquants ont été dispersés dans l’environnement par la puissance de l’incendie.

9. Des plaques amiantées dégradées, donc dangereuses pour la santé humaine, sont mêlées à ce tas de déchets hétéroclites.

10. Ce panneau solaire est resté accroché à la toiture du bâtiment.

11. Un autre panneau solaire, au sol.

12. Des plastiques se dispersent au gré du vent et s’accumulent, pêle-mêle, çà et là.

13. Un masque à gaz.

14. Un extincteur… On peut y voir, symbolisé, le dérisoire de l’action publique face à l’ampleur du sinistre.

15. La plupart des déchets ne sont pas identifiables mais certains sont intacts, comme ce pneu juché au sommet d’un monticule.

16. Parmi les déchets, beaucoup d’appareils électriques, comme cette perceuse.
Leur abandon dans l’environnement a un lourd impact écologique.

17. Un bidon de diluant, déformé mais intact.
Lors de l’incendie, de multiples substances toxiques ont été répandues dans l’air, l’eau et les sols.
D’autres polluants sont encore présents dans les déchets. Quand il pleut, ces produits dangereux pour la santé humaine et nuisibles pour l’environnement s’infiltrent dans les sols et rejoignent la nappe phréatique.

18. La lecture de l’étiquette du bidon permet de mesurer les nuisances environnementales et les risques sanitaires potentiels encourus par les riverains.
Ce bidon ne représente que quelques centaines de grammes parmi les 14 000 tonnes de déchets.
On évalue ainsi avec acuité l’ampleur de la catastrophe.
D'autres analyses ont été réalisées
Pendant l’incendie, Atmosud a analysé les polluants atmosphériques. Les résultats ont été publiés en ligne. Ils font état d’une pollution atmosphérique majeure, notamment en ce qui concerne les particules fines cancérigènes.
-polluants contenus dans les déchets carbonisés,
-polluants contenus dans les eaux du bassin de rétention,
-polluants infiltrés dans la nappe phréatique et les sols.
La métropole Aix-marseille-Provence et la DREAL refusent de communiquer les résultats exhaustifs de ces analyses :
– la DREAL ne répond pas aux sollicitations,
– la métropole ne communique que quelques tableaux de données inexploitables car le protocole expérimental et les valeurs de référence sont occultés,
– la mairie de Saint-Chamas affirme ne pas avoir davantage d’éléments.
Pourquoi une telle opacité ?
Cette posture est en infraction avec les dispositions du Code de l’environnement.
Le Collectif Cistude a procédé à la saisine de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) et du Tribunal administratif. La CADA a émis un avis favorable à notre demande.
La procédure au tribunal administratif est en cours.
En outre, nous avons lancé une pétition en ligne à l’adresse de Monsieur le Maire de Saint-Chamas, vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, délégué au budget, aux finances, à la stratégie financière et à la contractualisation avec l’État, de Madame la Présidente de la Métropole d’Aix-Marseille-Provence et de Monsieur le Préfet des Bouches-du-Rhône.
Vous pouvez la signer en suivant le lien ci-dessous.
Pour en savoir plus :
– 8 mars 2022. Communiqué du Collectif Cistude
Nous demandons la sécurisation immédiate du site, la mise en oeuvre rapide d’un diagnostic de la pollution de l’eau et des sols et d’une Etude Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) … Voir le communiqué.
– 12 février 2022. Communiqué du Collectif Cistude
Nous demandons la transparence sur la concentration et la nature des polluants… Voir le communiqué.
– 5 février 2022. Appel à manifester.
– 28 janvier 2022. Communiqué du collectif Cistude
Réunion publique mardi 1er février, 18h 30, à Saint-Chamas. Voir le communiqué.
– 25 janvier 2022. Communiqué du Collectif Cistude
Le feu n’est toujours pas éteint. Le taux de particules fines (moyenne journalière) a de nouveau dépassé le seuil d’alerte … Voir le communiqué.
– 23 janvier 2022. Lancement d’une pétition en ligne
– 22 janvier 2022. Communiqué du Collectif Cistude
La pollution par les particules fines, bilan provisoire et graphique. Voir le communiqué.
– 19 janvier 2022. Communiqué du collectif Cistude
Depuis le 26 décembre 2021, les habitants de Saint Chamas subissent une pollution atmosphérique majeure potentiellement génératrice de graves pathologies. À ce jour, le feu n’est pas encore éteint et couve encore. La pollution persiste … Voir le communiqué.
– 26 décembre 2021
Le cadeau de Noël empoisonné de la société Recyclage Concept

SAINT-CHAMAS
Métaux lourds, dioxines, PCB, hydrocarbures. Les sols et les végétaux pollués par l'incendie de l'entrepôt.
Le collectif Cistude a réussi à se procurer les résultats de l’étude de l’impact environnemental de l’incendie de l’entrepôt de déchets de Saint-Chamas
Cette étude a été réalisée par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) à la demande de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), lors de quatre campagnes de prélèvements en février, mars et avril 2022.
A ce jour, 1er mai 2023, aucune information sur cette étude, pourtant validée et approuvée depuis le 31 août 2022 par le directeur de l’INERIS, n’a été communiquée à la population par les pouvoirs publics. Nous le regrettons vivement.
Ce document de 500 pages apporte un éclairage sur la pollution des eaux de surface et souterraines, des sédiments, des sols, des pâtures, des denrées alimentaires et sur les risques sanitaires associés
Nous avons décidé d’informer nous-mêmes les citoyens de Saint-Chamas de son contenu, aussi objectivement que possible, sans noircir le tableau et sans minimiser l’impact, sur les éléments qui nous paraissent les plus problématiques : les sols, les végétaux et les risques sanitaires.
Pour analyser l’étude d’INERIS, nous nous sommes appuyés sur des compétences internes au collectif Cistude et nous avons consulté un institut scientifique spécialisé dans les pollutions.
Résumé de l'étude d'INERIS
Document de quatre pages résumant l’étude d’INERIS
Pour obtenir le document complet (150 Mo, 500 pages), veuillez nous contacter.
